Le no-kill n’est pas une technique de pêche, mais une façon de respecter le vivant.
No-kill se traduit littéralement par « ne pas tuer », cela consiste à relâcher le poisson après l’avoir pris.
On dit aussi catch and release : attraper et relâcher.

En effet, quels sont les plaisirs de la pêche ?
La nature, le grand air, les beaux paysages.
La traque du poisson, l’utilisation de techniques sophistiqués pour se montrer plus malin que le poisson (enfin, pas toujours).
La montée d’adrénaline à la touche et pendant le combat qui s’ensuit.
Et ensuite ? Est-il indispensable de tuer ?
De plus en plus de pêcheurs, conscients de la fragilité de nos écosystèmes, et voulant préserver la ressource, remettent leurs prises à l’eau. L’utilisation d’hameçons sans ardillons évite de blesser le poisson.
« Le poisson que vous remettez à l’eau est un cadeau que vous faites à un autre pêcheur, tout comme il s’agit peut-être d’un cadeau qu’un autre pêcheur vous a fait » Lee Wulff
Remettre un poisson à l’eau
Surtout après un long combat, le poisson peut être groggy. On le tient à deux mains, on le plonge dans l’eau, face au courant si on est en rivière, et on le balance doucement d’avant en arrière. Ceci le ré-oxygènera. Le relâcher lorsqu’il commence à s’agiter.
En aucun cas on ne libère un poisson en le balançant à la flotte comme un vulgaire caillou !
Respect du vivant
On peut bien entendu prélever un poisson de temps en temps pour sa consommation personnelle. Sans exagérer, sans être un viandard.
Dans ce cas, il est inutile et cruel de laisser le poisson agoniser : un bon coup bien placé sur le crâne, avec un bâton ou un gourdin, le tuera instantanément.
